Prêt(e) à prendre un grand bain de nature entre mer et montagne d'Hendaye à San Sebastián ? C'est par ici 👇
Dimanche 18 octobre, 7h30 du matin.
Le départ est donné.
C’est par le pont Santiago, en quittant Hendaye, que nous entrons en Espagne pour donner le premier coup d'envoi de notre périple sur le Camino del Norte.
Entre doutes, fanfares et premiers pas…
Arrivées à Irún, direction la place San Juan. Le balisage se fait un peu discret et nous cherchons notre chemin, accueillies par surprise par une fanfare matinale en plein centre-ville.
Un signe encourageant : cette énergie, cet entrain et cette mélodie s'invitent comme une bande-son idéale pour lancer cette longue journée de marche.
Le temps est mitigé — entre éclaircies et grisaille —, mais dans nos cœurs, le soleil est bel et bien là.
L’énergie est au maximum, le mental aussi.
Pas à pas, un calme intérieur s’installe.
Une évidence s'impose très vite : cette paix vient de ce qui nous entoure… La nature à l'état brut.
1ère ascension vers le Sanctuaire de Guadalupe
Les kilomètres défilent à travers de grandes forêts aux essences variées, des chemins caillouteux, des tapis de mousse et des odeurs de terre et de champignons, des prairies et des hameaux isolés.
C’est un monde coupé du quotidien, où le temps s’arrête et où l’on réalise à quel point nous sommes petites face à la majesté du vivant.
Nous atteignons enfin le premier sommet de la journée le Sanctuario de Guadalupe.
La vue sur Hendaye et la baie de Txingudi est superbe.
Nous échangeons avec un peloton de cyclistes qui nous encourage lorsque nous leur indiquons que notre destination finale du jour est San Sébastien !
Après un moment de recueillement dans la petite chapelle pour y allumer une bougie, nous reprenons le chemin.
2ème ascension le massif du Jaizquibel
Les choses sérieuses commencent : l’ascension du Jaizkibel et son dénivelé !
Nous longeons la falaise, respirons les embruns et écoutons le va-et-vient rythmé de l'océan. Les ions négatifs font leur œuvre, nous rechargeant naturellement.
En haut, après l'effort, la récompense : un panorama à couper le souffle entre forêt, montagne et océan Atlantique.
Un nouvel arrêt s'impose pour souffler et se ravitailler.
Quel bonheur de s'asseoir dans l'herbe, de s'hydrater et de partager un morceau de pain et de fromage !
Après seulement quelques heures de marche, tout est déjà sublimé.
Pleines d'énergie (après le stop-café dans un petit troquet local :-) nous amorçons la descente en direction de Pasaia Donibane.
De Pasaia au mont Ulia : Le choc des panoramas
Pasaia Donibane est un pittoresque village de pêcheurs niché entre deux falaises.
Dans l'unique et principale rue pavée, nous passons devant la maison en pierre où séjourna Victor Hugo ;-)
Nous montons "à bord" d'une petite barque qui nous transporte d’une rive à l’autre en 5 minutes montre en main !
Une fois de l'autre côté, les choses sérieuses reprennent ! L'ascension du mont Ulia, le relief s'élève à nouveau, raide, abrupt à flanc de falaises, un escalier en pierre à perte de vue, des chemins caillouteux, cabossés….
C’est un paysage sauvage et préservé.
Rien ici ne laisse deviner la présence d’une grande ville toute proche… juste derrière…
Après avoir gravi et redescendu le mont Ulia, c’est le moment magique :
la vue sur Saint-Sébastien s'offre à nous.
SPECTACULAIRE !
L’arrivée et la révélation
Après plus de 8 heures de marche et 38 kilomètres au compteur (en cumulant les dénivelés positifs et négatifs), la joie est immense.
Déboucher sur une grande ville après des heures de nature sauvage procure une sensation saisissante, semblable à celle des marins apercevant enfin la terre ferme.
Le contraste est brutal : le tumulte des rues, les voitures, les klaxons. Nous traversons le pont pour rejoindre notre hôtel dans le vieux Saint-Sébastien.
Une douche chaude est vécue comme un immense privilège, suivie d'un repas où chaque bouchée est un pur délice.
Le soir venu, alors que mon amie s'endort de fatigue, je me sens quant à moi ultra-vivante. Une force incroyable m'habite. Impossible de trouver le sommeil tout de suite : je suis rechargée à bloc par toute cette énergie et ces ions négatifs emmagasinés au grand air, moi qui ait une sensibilité accrue à mon environnement.
Pourtant, le lendemain matin, surprise ! Après seulement 5h30 de sommeil, le réveil sonne (prêt à déposer les sacs pour la poste locale Correos) et je suis en totale puissance physique. Une véritable révélation.
Rendez-vous pour l'étape 2 😉 del Camino del Norte...








